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John Lennon nous a donné, “Yes is the answer…” et je comprends ce qu’il a voulu dire. Il parlait de dire oui à l’amour, embrasser la vie, et de voir les possibilités au lieu des limites. Tout est important et précieux pour construire un monde comme dans celui nous voulons vivre. Mais qu’en est-il de dire “Non” ?

Y a-t-il une place pour cela, en particulier dans votre entreprise ?
Avez-vous déjà pris un moment pour considérer ce que vous voulez vraiment et ce besoin de dire non à ce moment-là ?

Les raisons de ne pas oser le « non » ne manquent pas. S’y ajoute le poids de l’éducation qui, en récompensant le dévouement, sous-entend qu’obéir à ses propres envies est pur égoïsme.

Conséquence ? Des « oui » prononcés sans envies ni conviction, qui génèrent des frustrations destructrices pour soi et pour la relation avec les autres. J’ai connu Serge qui a toujours accepté les dossiers urgents qu’il ne voulait pas. Il ne se sentait plus respecté dans son cabinet de consultants. En disant “oui” à toutes les demandes, il ne discernait plus ses propres désirs des besoins d’autrui. Mais avoir le courage de dire de véritables « non » prépare à pouvoir dire de véritables « oui » exprimés avec convictions personnelles et sincérité.

De cette capacité à affirmer son identité à travers ses désirs, volontés et convictions, découle une situation de relation saine et des réalisations épanouissantes. Reste à trouver les moyens de prononcer ce « non » si difficile à dire.

Sur la base de mon expérience et d’une réflexion avec un psychologue spécialisé dans les organisations d’entreprise, je vous propose une approche en 5 étapes pour savoir dire “NON !”

Sachez à quoi dire “oui” ou “non”

Avant de s’affirmer, il faut savoir ce qu’on accepte et ce qu’on refuse. Ainsi, vous pouvez mieux vous définir. Sinon vous perdrez en cohérence face aux sollicitations si vous ne savez plus si vous avez envie de dire “oui” ou “non”. Donc dans un premier temps, ayez les idées claires sur vos envies et vos limites.
La première étape doit vous amener à faire la liste de ce qui compte pour vous : Là où vous vous sentez efficace, là où vous avez envie d’aller, vos passions, vos préférences,… Ensuite vous pourrez mieux comprendre votre territoire d’envies. C’est sur cette base que vous pourrez avancer, poser les repères personnels et profonds de vous-même. C’est à partir de ce terrain que la capacité de dire “non” va se dessiner.

Que se passe-t-il si je dis “non” ?

C’est souvent par manque de confiance en soi que nous refusons de dire “non”. Nous nous résignons et nous voulons préserver son interlocuteur. La relation s’en trouve faussée car nous ne souhaitons pas être sincères pour d’apparentes bonnes raisons. Mais dites-vous que vous n’êtes pas responsables des sentiments et des émotions des autres. Vous avez déjà les vôtres à gérer.
Par contre, il ne s’agit pas de blesser votre interlocuteur, ni de se débarrasser de dossiers gênants trop facilement. Il s’agit de trouver le juste milieu permettant votre épanouissement et une relation durable avec votre entourage professionnel. Il s’agit aussi de se débarrasser de cette culpabilité encombrante.

Pensez alors aux conséquences d’un « non » râté ou d’un « faux oui » qu’auraient sur vous. Demandez-vous si vous êtes honnête avec moi-même. Avez-vous envie de refuser ce projet ? ou d’accepter ce nouveau poste ? Accordez-vous le temps de la réflexion, quitte à obtenir un délai avant de donner votre réponse.

Exprimez-vous

Pour porter plus facilement vos propos, vous pouvez utiliser des phrases “support” pour exprimer vos émotions concernant un refus. Vous pouvez dire, par exemple : “Je ne suis pas à l’aise mais je vais te dire non » ou « Je refuse, mais ne te vexe pas ». Si vous exprimez une émotion, vous évacuez un éventuel malaise, ou un doute sur la prise de décision. Ensuite vous devez expliquer pour que votre cohérence soit admise.

Expliquez pourquoi le “non”

Ne cherchez pas à trop justifier le « non ». Cela deviendrait suspect et cela risque de délégitimer votre refus. Mais afficher un refus sans l’expliquer est tout aussi dangereux. Il faut donc trouver les bons arguments et savoir les poser verbalement d’une façon solide et inébranlable. Reformulez intérieurement vos propos d’une façon sûre, aussi pour vous donner confiance.

Au-delà des mots, c’est aussi la posture qui doit être alignée avec vos refus. Le ton doit être posé, clair, sincère et affirmé.

Confirmez le “non”

Un “non” mérite parfois d’être confirmé après explication pour savoir si il a bien été compris et accepté. C’est un peu comme faire le closing d’une vente : La reformulation. C’est une étape très simple mais essentielle que beaucoup n’effectuent pas car on se dit : “ça y est, je l’ai dit, maintenant sauve qui peut !”. Non, cela ne fonctionne pas comme cela sur le long terme, surtout si vous voulez conserver de bonnes relations professionnelles. Cette erreur passera une fois mais pas deux !

Par cette démarche de confirmation, vous écartez les doutes et les non-dits de vos interlocuteurs. Par exemple : « Tu as bien compris pourquoi j’ai dit non, c’est parce que je suis déjà débordé.»

Bien justifier et confirmer un refus permet d’apporter une preuve de confiance. Vous accordez une importance à votre interlocuteur, vous le respectez. Vos relations n’en seront que plus fluides.

C’est donc en osant affirmer des “non” sincères et légitimes et en apprenant à exprimer de véritables “oui” que vous développerez des relations sincères et respectueuses de l’autre… et de vous-même.

Alors ?  Savez-vous dire “non” maintenant ?

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